Panneaux solaires à l’hôpital : bonne ou mauvaise idée ?
C’était il y a tout juste deux ans : le 13 septembre 2023, l’hôpital de Saint-Dié met en service les presque 3000 panneaux solaires installés sur les différents parking « personnel » du site. Le projet a-t-il eu un impact ? On fait le point à l’occasion de la semaine du développement durable.
Il faut s’imaginer. Nous sommes en 2019, aucune loi sur l’implantation des panneaux solaires sur les parkings de grande taille n’a encore été évoquée par le gouvernement et l’énergie est à un prix relativement stable. Mais, déjà, l’hôpital de Saint-Dié a un projet. Un grand projet qui s’étendra sur plusieurs années : s’auto-alimenter à l’énergie renouvelable.
L’établissement déodatien possède alors un peu moins d’une dizaine de parkings réservés au personnel : tout une surface qu’il est possible de couvrir de panneaux solaires. Ce sera fait : le 8 novembre 2022, après trois ans d’études et de démarches administratives, le premier panneau solaire est installé sur le site de Saint-Dié.
Il faudra encore compter un peu moins d’un an pour poser ses 2992 homologues et les mettre en état de marche. Mais voilà, nous y sommes : le 13 septembre 2023, l’installation photovoltaïque est mise en production. La même année, la loi APER, qui impose la solarisation progressive des parkings extérieurs de grande taille d’ici 2028, entre en vigueur. Comme une bénédiction de ce projet.
Plus de 1 000 tonnes de CO2 évitées
Deux ans de recul plus tard, peut-on dire que l’installation a eu un impact positif ? La réponse est oui. On considère qu’one tonne de CO2 correspond à environ 3 300 kilomètres parcourus en voiture à essence*. A raison de 575 tonnes de CO2 évitées par an, c’est comme si l’hôpital avait évité presque 4 millions de kilomètres en voiture depuis l’arrivée des panneaux solaires : sur le plan écologique, la solution fonctionne.
Sur le plan économique aussi. L’été, en journée, l’établissement auto-subvient à ses besoins en énergie grâce à cette installation calibrée pour répondre à la consommation. « On a un bon rendement et c’est toujours rentable, notamment en février et mars : l’énergie est chère mais on parvient à compenser une partie avec notre production », indique Valéry COLIN, responsable des services techniques des HMV.


