Portrait : Mahbule YANALAK et sa réorientation réussie en tant qu’aide-soignante !

Au travail, à la maison et même dans sa vie bénévole : Mahbule YANALAK a régulièrement côtoyé le monde médical tout au long de sa vie. Le domaine n’a cessé de l’attirer, si bien qu’en 2025, elle s’est inscrite à l’IFAS (Institut de Formation d’Aide-Soignant) pour se reconvertir dans le métier d’aide-soignante.

Un début dans la santé

Mahbule YANALAK commence sa carrière professionnelle avec une expérience qui la marque profondément : pendant un an, elle assure et surveille les normes d’hygiène dans une entreprise qui crée des valves respiratoires. Un premier contact avec le monde de la santé : « J’ai été impressionnée par le côté aéronautique du médical. »

Mais elle préfère exercer un métier manuel et passe un CAP couture, puis un CAP coiffure. Elle exerce ces métiers à domicile pour s’occuper de sa famille en parallèle : « Ma maman a eu un infarctus en 2002. Elle a été réanimée à Saint-Dié, on l’appelait « La miraculée » ! » Cette dernière cumule toutefois les problèmes de santé et Mahbule YANALAK l’accompagne régulièrement à l’hôpital : « Elle a été si bien prise en charge ici qu’elle est restée à mes côtés jusqu’en 2016, sourit-elle. Je remercie les soignants pour ce qu’ils ont fait pour elle ! » 

Une nouvelle vie

En 2010, la trentenaire qu’elle est alors retrouve le monde professionnel. Pendant cinq ans, elle est à la fois couturière pour des marques de luxe et coiffeuse bénévole pour la maison du XXIème siècle, avant de tout arrêter pour exercer sept ans en bijouterie.

Elle excelle dans le domaine, mais le monde de la santé lui manque. Elle tente de passer le concours de l’IFAS mais échoue. Elle se dit qu’elle recommencera un jour. Puis s’inscrit en intérim. S’ennuie : « Après dix-huit mois, je me suis dit qu’il était temps de m’offrir une nouvelle vie. »

Le 17 mai 2025, elle contacte sa conseillère France Travail. Cette dernière lui annonce que le concours d’aide-soignant s’achève à peine quelques jours plus tard : « J’ai mobilisé tout le monde et j’ai constitué mon dossier en l’espace de deux heures. Je ne pouvais pas attendre un an de plus ! » Elle l’envoie. Passe l’oral. Est prise : « J’ai beaucoup pleuré. En même temps, j’avais hâte ! »

Un hommage

La formation d’aide-soignant n’est pas simple : « D’autant que j’ai beaucoup de lacunes. » Mais la quadragénaire explique étudier dans un excellent établissement : « L’IFAS offre beaucoup de confort, avec par exemple une bibliothèque ou une cafétéria ! » Et être bien entourée par les formatrices, Floriane CUNY, Isabelle VOURIOT, Alice VERSAVEL et Marie GROH qu’elle remercie abondamment : « Leur bureau est toujours ouvert, elles sont à l’écoute et me motivent. C’est grâce à elles que j’ai cette seconde vie ! »

Ses stages, le premier en secteur pluri-handicap et le second en UVP (Unité de Vie Protégée), ont confirmé son intérêt pour le métier. « En UVP, j’ai fait beaucoup d’ateliers manuels à partir de ce que je savais faire : la coiffure, la couture, le crochet… C’est magnifique de voir que les résidents se souviennent comment tricoter au fil des séances ! »

Une fois diplômée, elle sait déjà qu’elle veut exercer au sein des HMV. Peu importe le service, tant qu’elle est là pour accompagner les patients : « Un jour ma maman m’a dit, « Ça t’irait bien la blouse blanche ». Aujourd’hui, j’espère être à la hauteur. »

Vous aussi, vous voulez devenir aide-soignant(e) ? Consultez le dossier d’inscription (fin des inscriptions le 25 mai 2026) en cliquant sur le bouton ci-dessous !